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Les limites de la tarification sociale francilienne

La tarification sociale couvre une part importante des situations sociales précaires. Néanmoins, en contrepartie des importantes réductions ou de la gratuité qu’elle offre à la frange la plus défavorisée de la population, la tarification sociale (Gratuité et Réduction Solidarité Transport, Améthyste, tarifs boursiers Imagine R) rencontre le problème des effets de seuil : les publics ne gagnant que quelques euros de plus que les plafonds de ressources ouvrant droit aux tarifs sociaux sont souvent contraints d’acheter des titres plein-tarif.

C’est le cas notamment des demandeurs d’emploi, des personnes âgés ou des personnes handicapées dont les ressources sont légèrement supérieures aux seuils d’éligibilité : en l’absence de tarification attractive sur les abonnements, ces publics qui peuvent avoir une mobilité plus réduite que les actifs, et qui ne bénéficient pas du remboursement employeur, sont conduits à privilégier les titres unitaires, qui sont plus coûteux au voyage.

Les interventions discrétionnaires des collectivités infra-régionales, qui prennent en charge tout ou partie des coûts de transports de certaines catégories de leurs administrés au titre de leur compétence sociale, peuvent compléter l’action du STIF à l’égard des publics défavorisés. Néanmoins, ces interventions locales génèrent alors des disparités à l’échelle régionale qui sont mal perçues par les publics qui n’en bénéficient pas.