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Une contribution importante au financement des transports

Environ 40% des coûts d’exploitation couverts par les recettes

Les recettes tarifaires résultent des ventes globales des titres de transport en Ile-de-France (tous opérateurs confondus). Elles correspondent au produit, pour chaque titre transport, du tarif public par le nombre de titres vendus. Elles sont collectées par les transporteurs, qui sont en charge de la distribution / vente des titres, et sont ensuite partagées entre les transporteurs en fonction de l’usage fait des différents titres sur chacun des réseaux des opérateurs.

Les recettes tarifaires, qui s’élèvent à 3,8 milliards d’euros en 2014, sont ainsi une composante importante de la rémunération des transporteurs et donc du financement des transports publics. Au total, elles couvrent 41% des coûts d’exploitation des transports en Ile-de-France (les 59% restants étant financés essentiellement par le produit du versement transport et les contributions des collectivités publiques, via le budget du STIF).

Au vu du poids que représentent les recettes tarifaires, maintenir ce ratio de couverture des dépenses d’exploitation par les recettes tarifaires représente un enjeu en termes de viabilité financière du système de transport francilien, dans un contexte où les charges augmentent sous l’effet de l’inflation et de l’amélioration de l’offre de service mise en place pour mieux répondre aux besoins des usagers : le développement de l’offre bus en grande couronne, ou l’extension des réseaux de métros et de tramways par exemple, augmentent mécaniquement les coûts de fonctionnement (exploitation, maintenance).


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Evolution des différentes sources de financement des transports depuis 2001
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(*) : les recettes tarifaires comptabilisées ici n’incluent pas les parts des tarifs prises en charge par les collectivités qui interviennent en tiers payant auprès des usagers au titre de leur compétence d’action sociale.


Deux leviers pour maintenir ce taux de couverture : les tarifs et le volume des ventes

Le montant des recettes tarifaires dépend à la fois du prix unitaire des titres, définis par le Conseil du STIF, et du volume de titres vendus, qui résulte de la conjonction de plusieurs facteurs, pour certains intrinsèques aux transports (prix des titres, évolution de l’offre, qualité de service, lutte contre la fraude), pour d’autres plus exogènes (situation économique, concurrence des autres modes de transport, etc.).

Pour préserver la source de financement que constituent les recettes tarifaires, le STIF utilise conjointement plusieurs leviers :

  • d’une part, il utilise sa compétence tarifaire pour définir des titres adaptés aux besoins des usagers et revaloriser annuellement les tarifs des titres
  • d’autre part, il intéresse les transporteurs aux recettes via les contrats qu’il passe avec eux, et les incite ainsi à mettre en œuvre les mesures propres à augmenter ces recettes (qualité de service, lutte contre la fraude, climat social de l’entreprise propre à limiter les grèves, etc.).


Évolutions des tarifs
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Hausses tarifaires annuelles depuis 2002 selon les titres
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Les hausses tarifaires moyennes annuelles depuis 2002 fluctuent entre 2% et 4%, avec néanmoins des variations importantes selon les titres considérés. La décentralisation (2005), concomitante d’une période d’inflation modérée, s’est dans les premières années traduite par un ralentissement des hausses tarifaires. A partir de 2009, avec la crise économique apparaît une tension entre le souci de ne pas trop augmenter les tarifs pour des ménages connaissant déjà une situation économique difficile, et la nécessité de préserver les recettes tarifaires.

Évolution des recettes en volume
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Evolution des recettes voyageurs en année glissante de 2000 à juin 2015 base 100 - au tarif 01/01/2012
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Indépendamment de l’effet prix lié à la revalorisation annuelle des tarifs des titres, les recettes tarifaires augmentent régulièrement : environ +12% entre 2000 et 2013, avec néanmoins des variations annuelles parfois importantes.

Sur la période 2004-2007, les recettes ont fortement augmenté (à tarif constant), en dépit des pertes de recettes générées par des mesures tarifaires telles que le dézonage Imagine R, la fusion de zones, et le développement de la tarification Solidarité Transport. Cette progression des recettes était alors tirée par la hausse des ventes des Cartes Orange et de forfaits Imagine R, en lien avec la croissance économique et le dynamisme de l’emploi.

Après avoir fortement diminué en 2008 sous l’effet des grèves, les recettes ont ensuite augmenté de nouveau, mais à un rythme beaucoup plus modéré qu’auparavant, pour atteindre un plafond en 2012. Depuis lors, le produit des recettes tarifaires (à tarif constant) diminue, sous le double effet des mesures tarifaires (dézonage week-end, jours fériés, été et petites vacances notamment) et de la mauvaise conjoncture économique.